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Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens

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Moi, Simon 16 ans Homo Sapiens. Becky ALBERTALLI

Dans la veine des romans sociétaux de la jeunesse américaine voici un nouvel opus qui m’a sévèrement fait penser à un mix entre « Nos étoiles contraire » et « Le monde de Charlie ». Malheureusement, si l’entreprise est honnête et même bien écrite, je n’ai absolument pas réussi à me connecter à l’histoire.

Si les références citées au-dessus appartiennent désormais pour moi à des classiques de littérature, il n’en sera pas de même pour ce roman, qui possède pas mal d’atouts et de charmes, mais aucun suffisant pour me faire frénétiquement tourner les pages.

L’écriture est très habile, les chapitres courts et rythmés alternants l’histoire de Simon et son échange de mail avec le mystérieux Blue sont bien ciselés et on ressent même un changement de ton et d’écriture entre l’arc narratif et la prise de parole de nos deux adolescents.

L’histoire est simplette quoique honnête, reflétant un sujet sociétal d’actualité : l’homosexualité et son coming-out. Et même un peu plus que ça « l’hétéro-normalité ».  Cela aurait donc du être passionnant, toute une réflexion, enfin, sur ce que nos jeunes ressentent de se sentir eux alors que les autres les regardent avec un œil différent. Mais la réflexion n’est pas poussée, elle se borne, encore et toujours, à une certaine caricature, à un discours quasi normalisé, alors que se devait être un livre étendard.

Les jeunes sont sympathiques et plutôt bien décrits. Je comprend qu’on trouve Simon « super mimi ». C’est le bon pote de lycée que tout le monde rêve d’avoir. Mais une nouvelle fois la lecture est heurtée par quelques stéréotypes bien ficelés (la bonne copine rigolote, le meilleur ami super sexy, le pote drôle, la copine qui fait la gueule…). Le tout dans un lycée idéal qui fait rêver tous nos jeunes.

A aucun moment je n’ai réussi à rentrer dans l’histoire, à me sentir proche de Simon, à ressentir ses émotions. Je sentais même que l’intrigue (car nous cherchons tous à savoir qui est Blue …) était rectiligne : à trop nous faire croire en une personne on sait dès le départ que ce n’est pas la bonne !

Oui tout cela aurait pu faire un drôlement bon livre et beaucoup je pense seront de cet avis. Mais finalement tout ce mélange de « pas mal » ne réussit pas à faire un « OUAHH » et pour ma part je reste quelque peu mitigée en refermant ce livre. Trop de mièvreries et de bons sentiments viennent entacher une histoire qui aurait pu gagner en profondeur et maturité.

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