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Praërie T.1 et T.2

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Praërie T.2, Le secret des Haoms. Jean-Luc MARCASTEL

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Praërie T.1, Le Monde des Sinks. Jean-Luc MARCASTEL

Comme déjà dit précédemment, il est de ces auteurs qui nous ravisse sans que l’on en comprenne bien la raison et ce quoi qu’il écrive, quel qu’en soit le genre. Chacune de leur parution devient une offrande que l’on laisse bien en évidence sur la table de nuit en attendant que le besoin impérieux de se replonger dans leur écriture ne devienne obsession. Alors seulement, l’ouverture du livre est permise…

Ce qu’il y a d’immense chez J.L Marcastel, c’est la multitude d’univers qu’il est capable de créer, nous emmenant chaque fois sur des sentiers différents, mais toujours à la recherche de la sublimation d’un sentiment : l’amour. Cet amour qui est bien plus qu’un sentiment, qui est un mode de vie, un besoin ancré au plus profond de ses tripes, et grâce auquel il donne tant de force à ses personnages et à ses mots.

Ces 2 tomes nous plonge dans l’univers de Praërie, à hauteur de 5 millimètres d’homme, au beau milieu d’un champ. Deux sociétés humaines, les Sinks et les Volmorts tentent de survivre dans ce monde miniaturisé dans lequel ils doivent affronter chaque jour des insectes aux proportions gargantuesques tout en restant les garants de leur société aux règles dictatoriales dans lesquelles le plaisir de la chair a été banni et où le moindre sentiment envers les personnes de l’autre sexe, puni de mort.

C’est dans la société mâle des Sinks que débute notre histoire. Un humain s’est volontairement fait miniaturisé afin de mettre la main sur les codes d’un protocole perdu dans un labo lui aussi miniaturisé au milieu du fameux champ. Sans vraiment avoir mesuré l’ampleur de la tâche qui l’attendait dans ce monde où les insectes sont rois…

Il rencontre une multitude de personnages, qui font partie à part entière du roman. Car ce qui est fort, c’est qu’aucun être humain du roman n’est mis de côté, chacun, emprunt d’un caractère et d’une ligne de vie qui lui est propre fait grandir le roman et le porte à une justesse émotionnelle impressionnante.

Cheminant entre « Chéri j’ai rétréci les gosses » et « Tobbie Lolness », Jean-Luc Marcastel arrive à créer son propre univers miniature, loin des idées déjà connues, tant la qualité de son écriture  fait de son histoire une œuvre à part. Les mots précis dans les descriptions des animaux, l’univers riche et coloré, plein d’originalité des Sinks et des Volmorts, les personnages complexes et profondément humain et surtout son fil rouge : l’amour. Sa recherche, sa sublimation, son partage.

Ode magistrale à ce sentiment trop souvent banalisé, je vous conseille une fois de plus de céder à la poésie de J.L Marcastel.  P.S : achetez les deux tomes à la fois, car l’état de manque dans lequel vous vous trouverez à la fin du tome 1 peut vous amenez à commettre l’irréparable…

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