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Alexandra David-Neel : Les Chemins de Lhassa

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Alexandra David-Neel: Les chemins de Lhassa. Christian PERRISSIN

Cette bande dessinée relate le voyage de treize année entreprit par Alexandra David-Néel à la rencontre de son éveil spirituel et l’apogée qu’il eu en 1924 avec son entrée à Lhassa, lieu de résidence du Dalaï-Lama. Treize ans en quelques pages, c’est toujours une gageure, mais le défi est plutôt bien réussi et parvient à nous transmettre les moments forts et émouvants de ce périple, respectant une trame chronologique qui permet de suivre les différents mouvements de ce voyage.

En compagnie d’Aphur, son boy devenu fils adoptif, nous plongeons donc dans la quête de spiritualité de cette exploratrice à la volonté farouche. De rencontres en rencontres, nous suivons Alexandra David-Néel dans des paysages grandioses, s’éveillant à la spiritualité bouddhique au contact de grands penseurs. Plusieurs fois son chemin s’arrête, puis repart à la recherche d’une apothéose qu’elle pense ne jamais atteindre. Plusieurs fois elle frôle la mort, dans ces montagnes qu’elle aime pourtant par dessus tout.

Voyage initiatique d’une femme ayant déjà un long passé (jamais évoqué, peut-être l’occasion d’un autre livre???), nous découvrons ici un pan historique qu’il fait bon de rappeler (la colonisation) et qui est très bien retranscrit, nous permettant de mieux comprendre les contraintes de voyage qu’elle a pu ressentir.

Accompagné d’un dossier pédagogique éclairant le conteste politico-historique de l’époque, cette collection « Explora » reste une œuvre de qualité pour s’initier à la découverte des personnalités ayant joué un rôle actif à la découverte et à la vulgarisation de nouveaux espaces. Dans cette optique, je regrette l’absence d’une carte géographique plus détaillée, car les noms des lieux, les allers retours et les différents chemins empruntés par Alexandra David-Néel auraient pu apparaître plus clairement.

On pourra aussi regretter la neutralité du dessin, malgré les belles images qui retranscrivent bien l’immensité des contrées parcourues et leur majesté, Boro Pavlovic ne parvient pas à nous transmettre de sentiments quant aux protagonistes de l’histoire. Le trait des personnages est trop linéaire, presque inexpressif.

Merci aux éditions Glénat et à Babelio pour ce partenariat
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